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LE
SYNDICALISTE
Sékou Touré et les cheminots _ La Conférence Générale du travail (C.G.T.) _ La Confédération Française des travailleurs Chrétiens (C.F.T.C) _ et La Force Ouvrière . Il s'agissait en tout et pour tout de défendre les droits du métiers, mais dans le cadre stricte des structures coloniales. La conscience politique avait peu de part dans cette entreprise et on etait encore bien loin des préoccupations fondamentales, d'autant plus que les partis eux mèmes à peine libérés de leur contradictions se battaient encore et se débattaient sans pouvoir prouver la ligne d'action et d'efficacité. La protestation des syndicalistes de la Guiné était réelle, et réelle à travers toute l'Afrique occidentale la sympathie dont ils bénéficiaient au cours de cette grève est devenue maintenant fameuse, la plus grande que l'Afrique ait jamais connue. L'initiative, encore une fois, partit de la Guinée. Cette grève commença le 21 septembre et dura jusqu'au 25 novembre 1953 avec les travailleurs du secteur privé. C'est la grève historique communement appelée la grève des "73 jours". Cet évènement laissa des traces profondes par la solidarité qui s'était manifestée alors de part et d'autres. Si la proportion des travailleurs ne dépassait tout de mème pas 3% de la population, l'évènement eu une incidence politique considérable " en liant solidairement notre parti aux masses et aux couches laborieuses de la Guinée; car c'étaient les pâysans qui collectaient le riz a l'intention des travailleurs grèvistes...C'etait là une manifestation générale de prise de conscience des populations : Hommes et Femmes tenaient journellement des meetings, des travailleurs en grève étaient pris en pension par les propriétaires des maisons qu'ils louaient. Cette prise de conscience secoua le fondement meme de la colonisation en Ginée; au point que les journaux les plus avertis de l'époque prophétisèrent que l'indépendance de l'Afrique partirait de la Guinée. En 1947 le Parti Démocratique de Guinée, naissant , la formation de Sékou Touré, apportera un appui matériel et moral à la grève des cheminots. Cette grève s'étend bientôt à l'ensemble des chemins de fer de l'A.O.F. Sékou Touré, sécrétaire générale de la C.G.T, peut se targuer du plus fort pourcentage de grèviste sur le réseau Conakry-Niger et il obtient l'arrêt complet de toutes les activités de la voie ferrée. Ce très long comflit, qui dure 4 mois, a été brillamment évoqué par le romancier et cinéaste Sénégalais Sembèna Ousmane dans son livre "Les Bouts de bois de Dieu". Les cheminots connaissent des moments très douloureux: pour vivre doivent vendre tous leurs biens --Mobiliers, bijoux, etc. Finalement, La direction générale des Chamins de fer cède et le cheminots obtiennent gain de cause. C'est un triomphe personnel pour Sékou Touré, dont la renommée depasse désormais les frontières de sa Guinée natale. Cette renommée ne l'empêche pas de tater de la prison politique entre le 11 et le 14 juin 1950. Mais son arrestation, à la suite d'une grève pour l'augmentation du SMIG, provoque une telle emotion populaire que le gouverneur du territoir, Roland Pré, rennonce vite a lui faire accomplir sa peine. Le fonctionnaire Sékou Touré est cependant mis à la disposition du gouverneur du Niger, c'est à dire exilé loin de Conakry. Il refuse de rejoindre son poste et démissionne de l'administration. Le 25 janvier 1951 il sera alors définitivement révoqué de l'administration coloniale,par l'arrêté du nouveau gouverneur de la Guinée, Paul-Henry Siriex. |
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